Bally

Bally Centaur

Bally AS-2518-35 de 1981, 3 700 exemplaires. Ses caractéristiques, ses pannes connues et ce qu'il faut vérifier dessus.

Constructeur
Bally
Année de sortie
1981
Exemplaires produits
3 700 exemplaires
Système
Bally AS-2518-35
Conception
Jim Patla
Illustration
Paul Faris

Ce que c’est

Le Bally Centaur est sorti en octobre 1981, sur la plateforme Bally AS-2518-35. Conception : Jim Patla, illustration : Paul Faris.

3 700 exemplaires produits. Un tirage normal pour l’époque, et une bonne nouvelle pour la réparation : documentation et pièces d’occasion se trouvent.

La carte AS-2518-35 est la plateforme de l’essentiel du catalogue Bally électronique, de la fin des années soixante-dix au milieu des années quatre-vingt. C’est la plus répandue, donc la mieux documentée.

Les pannes propres à ce modèle

  • Une machine qui ne finit pas de démarrer. S’il manque une bille ou si un contact de la goulotte est défaillant, Centaur ne démarre pas complètement et tous les afficheurs restent à zéro. Le bouton de test donne accès au test des contacts, qui désigne le coupable.
  • Un démarrage qui s’arrête au deuxième clignotement. Sur cette famille de machines, le connecteur J1 du processeur et celui de la carte de commande des lampes ont le même nombre de broches et le même détrompeur : on les inverse facilement au remontage. La machine ne démarre plus, mais rien n’est abîmé ; il suffit de les remettre à leur place.
  • Une carte d’extension de bobines sans ampoule. Centaur et Centaur II ont une carte d’extension de bobines, mais contrairement aux autres Bally ils la pilotent par un transistor de la carte de commande des bobines, et n’utilisent pas l’ampoule de charge qu’elle réclame ailleurs. Inutile de la chercher.

D’après la documentation de réparation publique et les signalements de propriétaires sur les forums spécialisés.

Les pannes de la plateforme Bally AS-2518-35

À ces défauts propres au modèle s’ajoutent ceux de toute la plateforme Bally AS-2518-35, bien documentés :

  • La batterie du processeur, de loin la première cause de panne. La batterie rechargeable au nickel-cadmium d’origine fuit avec l’âge, et la corrosion gagne les pistes autour d’elle : la mémoire 5101, le circuit de démarrage, la mémoire 6810. Une carte rongée ne démarre plus. Si la batterie est encore d’origine, retirez-la avant tout, et faites traiter la corrosion : changer des composants sans la neutraliser donne une carte qui remarche, mais pas durablement.
  • Les connecteurs. Vibrations, chaleur, stockage et corrosion abîment à la fois les broches et les cosses serties. C’est l’ossature de la machine : ils se vérifient tous avant la première mise sous tension.
  • Le démarrage du processeur. La diode de la carte et sa séquence de clignotements indiquent où le démarrage bloque. Les supports de composants bruns ou à cadre fermé tiennent mal leurs puces, et les pistes de cette carte sont fragiles : elle se répare, mais pas au fer de bricolage.
  • La carte de redressement et la carte de commande des bobines. La seconde régule aussi les tensions, dont les 190 volts des afficheurs plasma, qui arrivent de la carte de redressement. Les soudures de leurs broches de connecteurs se fissurent, parfois visibles seulement à la loupe, et se refont.

Avant d’en acheter un

La règle des réparateurs pour ces machines tient en une phrase : on la laisse débranchée tant qu’on n’a pas vérifié les fusibles, inspecté les cartes, leurs composants et leurs connexions, les bobines et le faisceau. Avant d’acheter, regardez au moins la batterie et la carte autour, car la corrosion progresse tant que la batterie reste en place, et le plateau sous la vitre, dont l’usure ne se rattrape pas.

Vous avez cette machine

Une panne sur votre Bally Centaur ?

Décrivez-moi le symptôme et je vous dis ce que ça vaut la peine d'entreprendre. Je répare ces machines depuis 1987, chez vous dans le Sud-Ouest, ou à l'atelier avec enlèvement partout en France.