Williams
Williams Fire!
Williams System 11A de 1987, 7 697 exemplaires. Ses caractéristiques, ses pannes connues et ce qu'il faut vérifier dessus.
- Constructeur
- Williams Electronics
- Année de sortie
- 1987
- Numéro de modèle
- 556
- Exemplaires produits
- 7 697 exemplaires
- Système
- Williams System 11A
- Conception
- Barry Oursler, Mark Sprenger
- Illustration
- Mark Sprenger
Ce que c’est
Le Williams Fire! est sorti en août 1987 chez Williams Electronics, sur la plateforme Williams System 11A. Numéro de modèle 556. Conception : Barry Oursler, Mark Sprenger, illustration : Mark Sprenger.
7 697 exemplaires produits : un des gros succès de Williams. Pour une remise en état, c’est le cas le plus confortable : documentation abondante, pièces d’usure disponibles, et assez de machines en circulation pour comparer en cas de doute.
Les pannes propres à ce modèle
- Une erreur de piste sur l’alimentation d’origine. Les premières cartes d’alimentation de Fire! avaient une erreur de tracé, que Williams a corrigée en usine en coupant la piste et en ajoutant un fil. Le circuit n’a été corrigé qu’au début de la production de Big Guns : sur une alimentation de Fire!, ce fil fait partie de la carte.
- Deux générations de transistors d’alimentation. C’est en cours de production de Fire! que les transistors Q1 et Q3 d’origine, des SDS-201 et SDS-202 aujourd’hui introuvables, ont été remplacés par des MJE15030 et MJE15031. On regarde lesquels sont montés avant de commander.
- Les premières cartes de lampes à connecteurs. Avec Fire!, Williams commence à monter des cartes de lampes à connecteurs à broches, faciles à déposer. Mais ces cartes sont simple face, et les soudures des broches se fissurent avec les vibrations : on retire l’ancienne soudure et on en remet de la neuve.
- Le réglage du mixage son. La résistance R13 de la carte son D-11581 vaut 4,99 kΩ de Fire! à Police Force, et 10 kΩ sur les autres machines : une carte son prise sur une autre machine se vérifie.
D’après la documentation de réparation publique et les signalements de propriétaires sur les forums spécialisés.
Les pannes de la plateforme Williams System 11A
À ces défauts propres au modèle s’ajoutent ceux de toute la plateforme Williams System 11A, bien documentés :
- La pile de sauvegarde. Le bloc de piles du processeur fuit avec l’âge et corrode la carte. C’est le défaut le plus fréquent et le plus destructeur de ces machines. Si le bloc de piles est encore d’origine, retirez-le avant toute autre chose : une carte rongée se répare de plus en plus mal à mesure que la corrosion avance.
- Le circuit de démarrage. Si la machine ne démarre qu’une fois sur deux, ou seulement quand on la coupe et la rallume aussitôt, alors que les tensions sont bonnes, on cherche d’abord la corrosion des piles autour du circuit de démarrage du processeur, puis le condensateur de 22 µF qui règle son délai (C9 sur le System 9, C30 sur le System 11).
- Les bobines à commande directe. Les bobines dites spéciales, en général celles des bumpers et des slingshots, sont déclenchées directement par leur contact. Si un contact reste fermé, la bobine reste alimentée elle aussi, et il faut espérer que le fusible saute avant les transistors qui la commandent ; PinWiki suggère d’ajouter sur chacune un fusible de 1 A en ligne. Si les lames du contact sont bien réglées et que la bobine reste bloquée, le coupable peut être le condensateur ou la résistance montés sur ce contact. Pendant le test des bobines, elles passent par un second chemin : une bobine spéciale peut donc marcher en jeu et échouer au test, ou l’inverse.
- Le relais A/C. Il permet aux mêmes transistors de commander tour à tour des bobines (côté A) et des flashers (côté C). Sur le System 11A, il est monté sur une petite carte sous le plateau, aux fils soudés directement. Si son transistor de commande est en court-circuit, des flashers s’allument là où des bobines devraient frapper ; s’il ne colle jamais, ce sont des bobines qui frappent à la place des flashers. Au test des bobines, le même organe qui s’actionne deux fois de suite trahit ce défaut.
- L’alimentation. Ses transistors Q1 et Q3 d’origine, des SDS-201 et SDS-202, ne sont plus fabriqués. Williams les a lui-même remplacés par des MJE15030 et MJE15031 à partir de certains Fire!.
- Les cartes de résistances de flashers sous le plateau. La chaleur et les vibrations y sont fortes : les résistances se dessoudent ou vibrent au point que leur soudure se fracture. Williams les a sorties de sous le plateau à partir du System 11B.
- Le bourdonnement dans les haut-parleurs. Les System 11 bourdonnent un peu : la matrice de lampes parasite le circuit son. On le réduit en vissant toutes les cartes bien serrées sur le fond métallique du fronton, toutes les vis en place.
Avant d’en acheter un
Ouvrez le fronton avant de vous décider et regardez dans cet ordre : le bloc de piles et l’état de la carte autour, car la corrosion progresse tant que les piles restent en place ; les connecteurs, en particulier ceux qui ont noirci ; le plateau sous la vitre, dont l’usure ne se rattrape pas.
Et ne rebranchez pas une machine qui a dormi des années pour « voir si elle marche » : c’est ainsi qu’une réparation simple devient lourde.
Vous avez cette machine
Une panne sur votre Williams Fire! ?
Décrivez-moi le symptôme et je vous dis ce que ça vaut la peine d'entreprendre. Je répare ces machines depuis 1987, chez vous dans le Sud-Ouest, ou à l'atelier avec enlèvement partout en France.
À côté
D'autres machines de la même famille
- Williams F-14 Tomcat Williams System 11A de 1987, 14 502 exemplaires. Ses caractéristiques, ses pannes connues et ce qu'il faut vérifier…
- Williams Pinbot Williams System 11A de 1986, 12 001 exemplaires. Ses caractéristiques, ses pannes connues et ce qu'il faut vérifier…
- Williams Millionaire Williams System 11A de 1987. Ses caractéristiques, ses pannes connues et ce qu'il faut vérifier dessus.
