Williams
Williams High Speed
Williams System 11 de 1986, 17 080 exemplaires. Ses caractéristiques, ses pannes connues et ce qu'il faut vérifier dessus.
- Constructeur
- Williams Electronics
- Année de sortie
- 1986
- Numéro de modèle
- 541
- Exemplaires produits
- 17 080 exemplaires
- Système
- Williams System 11
- Joueurs
- 1
- Conception
- Steve Ritchie
- Illustration
- Mark Sprenger, Python Anghelo
Ce que c’est
Le Williams High Speed est sorti en janvier 1986 chez Williams Electronics, sur la plateforme Williams System 11. Numéro de modèle 541. Conception : Steve Ritchie, illustration : Mark Sprenger, Python Anghelo.
17 080 exemplaires produits : un des gros succès de Williams. Pour une remise en état, c’est le cas le plus confortable : documentation abondante, pièces d’usure disponibles, et assez de machines en circulation pour comparer en cas de doute.
Les pannes propres à ce modèle
- Un slingshot qui se colle au début de la partie et fait sauter son fusible. Si débrancher le connecteur 1J18 du processeur fait cesser le phénomène, la carte n’est pas en cause : c’est le contact du slingshot qui est vu fermé en permanence. Un condensateur en court-circuit sur ce contact suffit à produire ce symptôme.
- Des erreurs dans le manuel. La documentation d’usine de High Speed contient des erreurs sur les signaux U21 et U22 du processeur et sur le schéma des batteurs. Les références de la page 35 sont fausses aussi : l’éjecteur de bille droit est le B-8361-L-1 et non le B-9361-R-3, et son support le A-6950-L et non le A-6950-R, aujourd’hui remplacé par le A-8268-1. On vérifie dans le catalogue de pièces avant de commander.
- Deux versions de la carte des afficheurs. Sur les premiers System 11, de High Speed à Pinbot, la carte de commande des afficheurs utilisait des circuits UDN7180, devenus chers et rares en cours de production : certaines cartes portent à leur place de petites cartes filles à transistors.
D’après la documentation de réparation publique et les signalements de propriétaires sur les forums spécialisés.
Les pannes de la plateforme Williams System 11
À ces défauts propres au modèle s’ajoutent ceux de toute la plateforme Williams System 11, bien documentés :
- La pile de sauvegarde. Le bloc de piles du processeur fuit avec l’âge et corrode la carte. C’est le défaut le plus fréquent et le plus destructeur de ces machines. Si le bloc de piles est encore d’origine, retirez-le avant toute autre chose : une carte rongée se répare de plus en plus mal à mesure que la corrosion avance.
- Le circuit de démarrage. Si la machine ne démarre qu’une fois sur deux, ou seulement quand on la coupe et la rallume aussitôt, alors que les tensions sont bonnes, on cherche d’abord la corrosion des piles autour du circuit de démarrage du processeur, puis le condensateur de 22 µF qui règle son délai (C9 sur le System 9, C30 sur le System 11).
- Les bobines à commande directe. Les bobines dites spéciales, en général celles des bumpers et des slingshots, sont déclenchées directement par leur contact. Si un contact reste fermé, la bobine reste alimentée elle aussi, et il faut espérer que le fusible saute avant les transistors qui la commandent ; PinWiki suggère d’ajouter sur chacune un fusible de 1 A en ligne. Si les lames du contact sont bien réglées et que la bobine reste bloquée, le coupable peut être le condensateur ou la résistance montés sur ce contact. Pendant le test des bobines, elles passent par un second chemin : une bobine spéciale peut donc marcher en jeu et échouer au test, ou l’inverse.
- L’afficheur de diagnostic du processeur. Seuls High Speed, Grand Lizard et Road Kings sont sortis avec cette version du processeur, qui donne ses codes d’erreur sur un petit afficheur à sept segments. Ces codes ne valent qu’avec le programme de l’une de ces trois machines.
- Les schémas des batteurs. Les manuels de High Speed, Grand Lizard et Road Kings câblent mal le contact de fin de course : l’un de ses fils va sur la cosse centrale de la bobine, l’autre sur la cosse côté anode de la diode, et non côté cathode, celui de la bague.
- Remplacer le processeur. Une carte 11A ou 11B convient, à condition d’y ajouter le connecteur 1J15 et, selon la carte, tout ou partie de la section d’amplification du son, absente des versions suivantes.
- L’alimentation. Ses transistors Q1 et Q3 d’origine, des SDS-201 et SDS-202, ne sont plus fabriqués. Williams les a lui-même remplacés par des MJE15030 et MJE15031 à partir de certains Fire!.
- Les cartes de résistances de flashers sous le plateau. La chaleur et les vibrations y sont fortes : les résistances se dessoudent ou vibrent au point que leur soudure se fracture. Williams les a sorties de sous le plateau à partir du System 11B.
- Le bourdonnement dans les haut-parleurs. Les System 11 bourdonnent un peu : la matrice de lampes parasite le circuit son. On le réduit en vissant toutes les cartes bien serrées sur le fond métallique du fronton, toutes les vis en place.
Avant d’en acheter un
Ouvrez le fronton avant de vous décider et regardez dans cet ordre : le bloc de piles et l’état de la carte autour, car la corrosion progresse tant que les piles restent en place ; les connecteurs, en particulier ceux qui ont noirci ; le plateau sous la vitre, dont l’usure ne se rattrape pas.
Et ne rebranchez pas une machine qui a dormi des années pour « voir si elle marche » : c’est ainsi qu’une réparation simple devient lourde.
Vous avez cette machine
Une panne sur votre Williams High Speed ?
Décrivez-moi le symptôme et je vous dis ce que ça vaut la peine d'entreprendre. Je répare ces machines depuis 1987, chez vous dans le Sud-Ouest, ou à l'atelier avec enlèvement partout en France.
